Moustapha Niasse, le meilleur candidat pour l’après Wade Oui, mais qu'attend-il?

Publié le par tamba

En octobre 2009, j’avais écrit un article pour affirmer, qu’à mon avis, Moustapha Niasse est le meilleur candidat pour l’après Wade.

J’avais écrit, alors, ceci :

« Je tiens à rappeler que je ne connais pas, personnellement, Monsieur Moustapha Niasse, que je ne lui ai jamais serré la main. Je suis, simplement, motivé par le seul désir de voir le régime libéral s'effondrer au soir de la prochaine élection présidentielle et je fonde mon choix sur les raisons rationnelles que voici :

Premièrement, bien que déçus de la gestion du Président Wade, des centaines de millier d'électeurs ne sont pas, pour autant, encore prêts à oublier la période "noire" du parti socialiste. Et la présence d'un candidat de ce parti face à Wade, en 2012 ou avant, pourrait faire renaitre des reflexes  électoraux préjudiciables à l'opposition.

En outre, si je m'en tiens, aux conclusions des assises nationales, le futur Président sera plus un arbitre qu'un acteur omniprésent dans le champ institutionnel. Or parmi les trois grands ténors de l'opposition actuelle, Moustapha Niasse est le doyen d’âge.

Cette place lui revient de droit !

Deuxièmement, un candidat issu de la société civile ne pourra pas affronter, efficacement, le camp libéral qui fait feu de tout bois et qui ne respectera aucune règle pour rester aux affaires. Il faudra pour résister, à leur charge, quelqu'un qui a l'habitude des coups bas, qui dispose de solides relais proactifs dans le pays et hors du pays qui peuvent réagir en temps réel. Quelqu'un qu'il sera difficile de combattre.

Et le fait que ce soit grâce à Moustapha Niasse qu’Abdoulaye Wade soit devenu Président du Sénégal mettra, sans aucun doute dans l'embarras les « stratèges » du camp libéral.

Notre pays est doté d'un grand état, d'une grande complexité, les forces déterminantes dans son fonctionnement ne sont pas toujours celles que l'on voit.

Il faudra, nécessairement, un homme politique d'expérience et de réseau
Troisièmement, quelle formidable manière de dire merci à un homme, comme Moustapha Niasse, qui aura tout donné à son pays et qui aura tant fait pour ses compatriotes, nous battre, pour lui, afin que nul n'ignore que les bienfaits et l'engagement personnel consentis pour son peuple, de manière désintéressée, pour l'Afrique et pour le monde sont reconnus à leur juste valeur. Et, enfin, quatrièmement, se mobiliser, pour un seul homme, à l'élection présidentielle pour battre, dès le premier tour, le candidat du PDS, c'est aussi permettre, aux partis, pris individuellement, de mieux préparer les élections législatives et de se faire représenter valablement dans une assemblée qui sera, après la victoire, le véritable commandeur du pouvoir exécutif. Naturellement, nous sommes encore loin de cette victoire et du jour où les conclusions des assises nationales seront appliquées car il faudra mobiliser des équipes de campagne, trouver des moyens, élaborer des stratégies de victoire et convaincre les uns et les autres à faire des choix judicieux.
Il y a, naturellement, plusieurs options mais il faut se décider maintenant.

C'est urgent! »

Nous sommes en juillet 2011 et, en relisant cet article, je constate l’actualité de sa thématique et me désole de ce qu’à sept mois des prochaines élections présidentielles, Monsieur Moustapha Niasse ne se soit pas, toujours, déclaré. Comme c’est dommage !

Car, le Président Abdoulaye Wade est entrain de divertir tout son monde, de détourner les attentions des états majors politiques de la nécessaire démarche de terrain et de mobilisation des citoyens dans la conduite des opérations électorales. Nous sommes en démocratie, dans un système où le pouvoir se gagne par les urnes et non dans des batailles de rues aussi héroïques qu’elles soient. La place des politiques dans un pays, comme le notre, doit se trouver auprès des masses laborieuses, dans les champs, dans les usines, dans les écoles, les universités et sur les marchés pour leur insuffler de l’espoir, leur donner l’envie de croire en un avenir meilleur.

Ce qui s’est passé le 23 juin 2011, la mobilisation du peuple sénégalais dans toutes ses composantes, était nécessaire et salutaire. Mais il faut passer à l’essentiel, il faut laisser à la société civile le champ de la contestation, de la dénonciation pure.

L’urgence d’aujourd’hui réside dans la constitution d’équipes de campagne performantes, dans la mise en place d’un système de veille stratégique sur le processus électoral, dans la distribution des forces sur tout l’espace électoral et dans la mobilisation des moyens financiers et matériels indispensables au succès tant désiré. Or rien n’est fait pour ce faire.

On ne gagne pas les élections parce que l’on a raison sur ses adversaires mais parce que l’on a réussi à compter plus que lui dans les urnes et que l’on a pu neutraliser tous ses plans de fraude.

En restant dans l’expectative, Moustapha Niasse réduit ses chances de succès et laisse le peuple à son triste sort : obligé qu’il est de choisir entre Abdoulaye Wade ou l’un de ses fils d’emprunts !

Or Moustapha Niasse a le devoir de se présenter pour garantir que la fonction suprême soit incarnée par un homme de vérité, un homme de parole et un homme de foi afin que nous ayons le temps d’oublier les onze ans d’un pouvoir libéral sans élégance et dénué d’éthique.

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