Abdoulaye wade en route vers le CPI

Publié le par tamba

Peut-on ou doit-on plaindre un bourreau ?

Ces mots étaient ceux qui m’ont servi d’introduction à un article que j’avais publié en décembre 2010 pour prédire une fin tragique à l’ancien Président Ivoirien Laurent Gbagbo actuellement en jugement à la Cour Pénale Internationale ou CPI.

A y regarder de près, on se rend compte que le comportement d’alors de Monsieur Gbagbo et celui d’aujourd’hui de Monsieur Wade sont en tout point similaire : cette assurance dans le ton, cette confiance dans leur capacité à se jouer de tout le monde et cet aveuglement total devant les évidences de la réalité.

Abdoulaye Wade va mal finir; le destin qu’il est entrain de se forger est celui d’un dictateur, d’un despote et d’un tyran. Or, Mahatma Gandhi, l’humaniste hindou, avait prédit que tous les tyrans finissent par tomber. Toujours.

Le président Wade croit, à tort, qu’il a toutes les cartes en main et qu’il peut arrêter son jeu cynique quand il voudra, mais il se trompe car il n’est plus le maitre du jeu.

En déposant sa candidature pour un troisième mandat, alors que tout s’y oppose, la lettre et l’esprit de notre charte fondamentale, Abdoulaye Wade s’est engagé dans un labyrinthe sans fins dont il ne sortira qu’humilié ou anéanti.

Ainsi dans le cas où sa candidature sera invalidée, il récoltera tellement de quolibets que s’il lui restait un minimum de dignité, il devrait, à l’image des femmes de NDer, s’enfermer dans une case et y mettre le feu.

Par contre, dans le cas où le Conseil constitutionnel validait sa candidature et si, comme ils le promettent, ses opposants venaient à montrer leurs désaccords par des manifestations de rue, il devrait, comme il l’a promis, réprimer une juste colère avec, alors, tous les risques de dérapages et de bavures.

Mais on sait, maintenant, où finissent les chefs d’états et leurs complices qui ordonnent à leurs forces de sécurité de tirer ou de maltraiter leur propre peuple : une chambre lugubre et froide offerte par la cour Pénale Internationale située à la Haye ! Dans tous les cas, Abdoulaye Wade est fini et bien fini

Nul ne devrait en douter

Quelque soit la décision du conseil constitutionnel

Que Dieu protège et bénisse le Sénégal

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