Abdoulaye Wade n’a aucune chance au second tour oui …mais il faut aller voter !
Où sont donc passés les deux à trois millions de personnes qui seraient venues répondre à Abdoulaye Wade à son fameux meeting tenu dans le quartier Mermoz de Dakar? Où sont ces millions de sénégalais qui étaient transportés et ballotés de meeting en meeting dans les rencontres électorales du Président Wade d’avec son peuple ?
Questions justifiées au regard des résultats des élections présidentielles du 26 février 2012.
Abdoulaye Wade a lamentablement échoué dans sa stratégie de faire feu de tout bois et de tirer sur tout ce qui bouge (au propre comme au figuré) sans jamais tenir compte de l’éventualité d’un second tour pourtant prévisible mais que son aveuglement lui interdisait de voir.
Le Président sortant aura entrainé, dans son entêtement maladif des policiers, inutilement brutaux, et des juges corrompus jusqu’à la moelle, dans une marre de puanteur où git l’honneur et la dignité. A quoi auront donc servi ces fortes répressions, ces violations injustifiées de notre constitution et de nos lieux de prière ? Au nom de qui et de quoi Abdoulaye Wade pourra-t-il encore se prévaloir pour fonder sa grave décision de planifier et d’exécuter une vaste opération de répressions qui aura conduit à la mort plus d’une demi-douzaine de nos concitoyens et au blocage de l’activité économique durant de longues et pénibles semaines?
Le scrutin du 26 février 2012 a prouvé que nous avons été dirigés pendant douze années par un fieffé menteur et par un stupide bricoleur : le Président Wade a justifié son désir de bruler la constitution de notre peuple en prétendant qu’il avait avec lui la majorité d’entre nous et en assurant ses proches de la capacité de son système à triompher de tous ses contradicteurs.
A l’arrivée, il n’a laborieusement récolté que 34% des suffrages valablement exprimés, malgré les fraudes et les manipulations indignes d’une démocratie comme la notre.
Le constat est fait que le système du Président Wade est tellement pourri qu’il n’est même pas capable de planifier, correctement, une fraude électorale.
J’avais dit, en mai 2010, dans un article intitulé « En 2012, le Sénégal ne brulera pas » que je ne crois pas Abdoulaye Wade et ses acolytes capables de voler le suffrage des sénégalais pour peu que ses adversaires politiques prennent les mesures idoines.
Pour rester au pouvoir, Abdoulaye Wade ne dispose plus que de l’arme de la répression et de la fraude.
Mais le peuple lui a, déjà, montré qu’il a assez de ressources pour résister aux brutalités policières les plus extrêmes et faire échec aux plans de fraudes les mieux élaborés.
La préoccupation majeure, aujourd’hui, du clan Wade est de gagner du temps pour faire disparaitre des preuves de leurs malversations à la tête de notre pays mais non de gagner des élections car lui et ses complices savent que les carottes sont cuites. Inexorablement.
Abdoulaye Wade n’entrainera plus personne dans ses mensonges et dans ses projets chimériques.
Bien sûr, il existera, toujours, quelques téméraires pour flatter son égo et lui prendre une partie de cet argent aux origines illicites qu’il semble détenir, par devers lui, en abondance, mais le but de beaucoup de ses partisans ou de ses « nouveaux alliés » n’est plus que d’amasser de l’argent et non plus soutenir un vieillard gâteux dans ses élucubrations et dans son vœu puéril de se maintenir à un pouvoir qui l’a déjà quitté avec empressement.
Il n’y a donc plus de suspense dans notre pays, il n’y a plus aucun espoir que le candidat illégal qu’est Abdoulaye Wade reste encore au pouvoir, quoiqu’il imagine, quoiqu’il fasse.
Néanmoins, pendant que le clan Wade continue de gagner du temps, nous avons, tous, l’obligation de faire du second tour un vrai plébiscite pour Macky Sall.
Abdoulaye est finie, alors finissons-en, pour toujours, en allant voter et faire voter, massivement, en faveur du candidat de la coalition Macky 2012 comme si de cela dépendait notre survie à tous (mais il en dépend, croyez moi, il en dépend) pour que le tyran apprenne, à son détriment, que la destinée de la tyrannie est dans la marre de l’humiliation et de l’opprobre.
D’ailleurs, la sagesse populaire dit, fort justement, ceci : « laisse mouton pisser, Tabaski viendra », le second tour est pour le mouton-abdoulaye wade ce jour tant désiré par le peuple opprimé.
Nos couteaux-cartes d’électeurs sont déjà bien préparés attendant, avec impatience, le jour J.